communiqué de presse

Communiqué de presse janvier 2026

Paris, le 8 janvier 2026,

L’Association des Moyens Laboratoires et Industries de Santé (AMLIS) préfigure la

constitution d’un nouveau syndicat pour mieux défendre les intérêts des PME et ETI qui

fabriquent en France et en Europe et mieux défendre les produits matures.

 

Depuis plusieurs années, un nombre croissant de Petites et Moyennes Entreprises (PME) et

Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) représentées par l’AMLIS font face à une régulation

qui combine baisse continue des prix, hausse de la fiscalité sectorielle et augmentation

significative des coûts de production, sans prise en compte suffisante des contraintes

industrielles spécifiques, questionnant la viabilité économique de produits essentiels pour les

patients Français.

AMLIS TRIBUNE ACTUALITÉS

Tribune médicaments matures essentiels

Le 20 novembre 2025

« GARANTIR L’ACCES AUX MEDICAMENTS ESSENTIELS, C’EST PROTEGER LES PATIENTS ET LA SOUVERAINETE SANITAIRE »

Signataires : AMLIS, CDMO France, METI Santé, NèreS, SICOS

Alors que les débats sur le PLFSS passent de l’Assemblée nationale au Sénat, un tournant décisif s’ouvre pour garantir l’accès aux médicaments essentiels du quotidien en France. Les députés ont voté leur protection, en exonérant d’abord certains médicaments peu chers de la fiscalité sectorielle qui les fragilise, puis en valorisant les entreprises qui produisent leurs médicaments en France ou en Europe.

Le débat est simple : allons-nous sécuriser durablement les traitements du quotidien dont dépendent des millions de patients, ou accepter que leur disponibilité devienne incertaine ? Protéger ces médicaments, ce n’est pas défendre le passé : c’est assurer la continuité des soins, la qualité de vie quotidienne et notre souveraineté sanitaire, tout en augmentant l’espérance de vie des Français.

 Une régulation insoutenable pour les médicaments essentiels

Ces médicaments – dits « médicaments matures » - soignent l’hypertension, le diabète, la douleur, l’épilepsie ou encore les infections courantes. Ils ne font pas la une de l’actualité. Ils sont anciens, éprouvés, peu coûteux, très souvent produits par des PME et ETI françaises ou européennes. Mais sans eux, le système de santé ne tient pas : pas de stabilisation des maladies chroniques, pas de prise en charge hospitalière fiable, pas de sécurité d’approvisionnement. Ils sont le socle invisible de notre système de santé.

Pourtant, ils sont pénalisés depuis des années par une régulation qui augmente leur fiscalité tout en baissant leurs prix, sans tenir compte ni des coûts réels de production, ni des charges réglementaires qui augmentent. Le résultat est sans appel pour ces PME et ETI françaises : marges et rentabilité en chute sur le marché français, augmentation des tensions d’approvisionnement et – de plus en plus – des arrêts de commercialisation. En 2024, 39 % des Français ont déjà été confrontés à une pénurie, souvent sans alternative.

 Derrière cette fragilisation, un risque majeur se dessine : la perte de notre souveraineté industrielle et pharmaceutique et l’accroissement de notre dépendance aux chaînes d’approvisionnement mondialisées.

PLFSS : la nécessité de confirmer au Sénat les mesures votées à l’Assemblée nationale

Le paradoxe est clair : cette situation découle de l’augmentation des dépenses de santé, tirées vers le haut non pas par les médicaments essentiels du quotidien mais par les innovations, à juste titre plus coûteuses comme le reconnaît l’Assurance maladie elle-même. Il est donc injuste et dangereux d’appliquer la même régulation aux deux.

L’innovation est indispensable, elle transforme la vie des patients. Mais elle ne peut être financée en fragilisant les traitements de base. Si les médicaments essentiels disparaissent, l’innovation ne pourra plus être administrée, ni diffusée, ni utile. C’est pourquoi il faut deux modèles de régulation distincts, dont une régulation stable, prévisible et surtout soutenable pour les médicaments essentiels.

Les députés ont justement ouvert la voie pour rendre plus soutenable la régulation de nos médicaments du quotidien. Il revient désormais aux sénateurs de sécuriser ces avancées, et au Gouvernement de les soutenir clairement.

Soutenir les médicaments du quotidien, ce n’est pas accorder un privilège : c’est garantir l’accès aux traitements, préserver des emplois industriels en France et renforcer la souveraineté sanitaire.

C’est choisir l’avenir.

Co-signataires :

  • AMLIS. L’AMLIS (Association des Moyens Laboratoires et Industries de Santé) regroupe une cinquantaine d’ETI et de PME françaises du secteur de la santé, ancrées dans les territoires. Elles produisent, distribuent ou mettent à disposition des traitements indispensables, en particulier sur les segments thérapeutiques du quotidien – cardiovasculaire, santé mentale, diabète, infectiologie... On désigne généralement ces traitements indispensables sous le terme de « produits matures ».
  • CDMO France. L’association CDMO France regroupe les principaux sous-traitants pharmaceutiques français, européens et mondiaux, ayant des sites de production localisés en France. Ils représentent aujourd’hui 2,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 80 sites industriels en France, 3,4 milliards de boites de médicaments et 16 000 employés en France.
  • METI Santé. Fondé en 1995, le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI) rassemble et fédère les ETI autour de trois objectifs : faire connaître les ETI et porter l’ambition d’un Mittelstand français ; plaider pour un environnement plus compétitif, aligné sur l’environnement économique et fiscal européen ; promouvoir l’investissement de long terme.
  • NèreS. Le NèreS représente les laboratoires pharmaceutiques qui produisent et commercialisent des produits de santé et de prévention de premier recours disponibles en pharmacie sans ordonnance (médicaments, dispositifs médicaux et compléments alimentaires).
  • SICOS. Le SICOS (syndicat de l’industrie chimique organique de synthèse et de la biochimie) représente les acteurs industriels de la chimie fine et des biotech industrielles en France. Porte-parole du secteur.
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Communiqué de presse mai 2025

Traitements des maladies chroniques en péril :

les patients menacés par la fragilisation de l'accès à leurs médicaments essentiels

Paris, le 20 mai 2025 - Alors que la France fait face depuis plusieurs années à une intensification des pénuries de médicaments, l’AMLIS (Association des Moyens Laboratoires et Industries de Santé) a commandé une étude approfondie pour mieux comprendre ce phénomène. En 2024, une étude du GERS pour l’AMLIS dévoilait les fragilités d’un système à bout de souffle. En analysant les données de la période allant des années 2019 à 2023, cette étude a mis en lumière les causes structurelles des ruptures, en lien direct avec le cycle de vie de ces médicaments. Résultat : les traitements les plus anciens, les plus essentiels et… les moins chers sont les premiers à disparaître des officines.
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Communiqué de presse avril 2025

L'AMLIS : un acteur essentiel pour la souveraineté sanitaire française

Valoriser les PME/ETI de la santé pour garantir l’accès aux soins

Paris, le 10 avril 2025 – L’Association des Moyens Laboratoires et Industrie de Santé (AMLIS) réaffirme son engagement en faveur des PME et ETI françaises du secteur de la santé. Face à un environnement réglementaire complexe et des défis économiques croissants, elle se positionne comme un acteur clé pour promouvoir un modèle économique viable, garantir l’accès pour les patients aux médicaments essentiels traitant leurs pathologies chroniques et favoriser l’innovation.

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Communiqué de presse PLFSS 2025

PLFSS 2025 : des médicaments essentiels du quotidien en péril, les patients français sont en danger.

Pour la première fois depuis 2019, le Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2025
prévoit des baisses de prix de médicaments de l’ordre de 1 milliard d’euros. Elles avaient été limitées à 850
millions d’euros en 2023.

Les PME de santé (AMLIS), les fabricants de principes actifs (SICOS), les façonniers (CDMO France) et les ETI (METI), assurent la fabrication et l’approvisionnement de 35% des médicaments essentiels du quotidien fabriqués en France et en Europe pour garantir une indépendance sanitaire.

Ensemble, ils s’alarment de ce choix du gouvernement, alors même qu’une étude du GERS réalisée pour l’AMLIS en juin 2024 met en avant le lien entre les ruptures et les médicaments remboursables à faible prix de vente, en s’appuyant sur les bases de données de ventes en pharmacie de ville sur les cinq dernières années (2019-2023).

Enjeux marché Ethypharm

Découvrez l'interview vidéo de Denis DELVAL, Président Directeur Général d'Ethypharm

 

Découvrez Ethypharm, un laboratoire pharmaceutique investi dans la production française !

Ethypharm se consacre à la production locale et à la mise à disposition de médicaments essentiels pour les patients dans les traitements des douleurs aiguës, des addictions et injectables hospitaliers.

Enjeux marché AthenaIPS

Découvrez l'interview vidéo d'Alexandre WILLIAMS, Fondateur & Président d'Athena IPS

 

Découvrez Athena IPS, une entreprise française remarquable dans le développement et la fabrication de médicaments !

Athena IPS offre des services complets du développement au conditionnement de produits matures pour des établissements pharmaceutiques en France mais à travers le monde. Leur valeur ajoutée une innovation incrémentale et un rayonnement à l'international.

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#MEDinFrance : sondage OpinionWay

"Made in France" est une notion à laquelle se sont attachés beaucoup de Français ces dernières années.
Aussi bien pour l’industrie du textile, automobile ou encore alimentaire : le lieu de production a son importance. 
Il est synonyme de création d’emplois ou encore maintien de savoir-faire mais est surtout un gage de qualité en s’engageant également dans une réduction de l’empreinte carbone
C’est dans cette idée que l’AMLIS, l’association des PME de santé a lancé le #MEDinFrance.

Le médicament est un produit très particulier consommé par les Français et ils attachent de l’importance à son lieu de production –
68% des Français veulent savoir où sont fabriquer leurs médicaments.

C’était l’objectif du sondage OpinionWay pour l'AMLIS : connaitre le niveau d’intérêt de nos concitoyens à notre industrie de santé.

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X.O, laboratoire du développement des compétences

« Chacun de mes managers a bénéficié d’un coaching personnalisé sur 2 séances. C’est important pour leur savoir-être et c’est aussi un argument pour attirer et fidéliser les seniors. »
Karine Pinon, co-fondatrice et Directrice Générale de Laboratoire X.O

L’originalité de Laboratoire X.O est de cibler des médicaments en fin de brevet un peu tombés dans l’oubli mais à l’efficacité intacte, qui sont ensuite relancés dans le circuit médical.
La PME de santé dispose aujourd’hui d’un portefeuille diversifié, dans des domaines thérapeutiques tels que la douleur, le Système Nerveux Central, la cardiologie, la santé bucco-dentaire ou encore la santé de la femme.
La clé de sa réussite : recréer de l’intérêt grâce à des services liés à la pathologie. Laboratoire X.O a réalisé 11 acquisitions sur les 5 dernières années.

Adoubée par Gérard Leduc, fondateur du laboratoire Ethypharm, Karine Pinon, Docteur en pharmacie et titulaire d’un Master 2 à HEC, a entamé l’aventure Laboratoire X.O après 20 ans chez Procter & Gamble. La stratégie d'entreprise de Laboratoire X.O est illustrée par leur axe de développement dans le domaine de l'hypertension :
« On estime à la moitié seulement la part de personnes diagnostiquées. Or, l’hypertension présente un risque non négligeable de complications cardiovasculaires graves. En aidant les praticiens à mieux déceler la pathologie grâce à une meilleure information, grâce au partage de cas clinique …, nous poussons certes notre produit mais nous contribuons surtout à améliorer la prévention des pathologies cardiovasculaires ».

Dès la création de l’entreprise, Laboratoire X.O a choisi d’offrir des postes en alternance.
« Aujourd’hui, 5 des membres de notre équipe sont d’anciens alternants qui sont restés. Au-delà de l’intérêt pour l’entreprise comme pour la personne d’une intégration progressive, cette mixité entre des managers seniors et de jeunes alternants apporte une excellente ambiance au sein du laboratoire ».

Ensuite, l’entreprise mise beaucoup sur l’accompagnement individuel pour aider ses équipes à progresser. « Ce besoin de faire particulièrement attention au bien-être au travail de chaque membre de l’équipe est sans doute aussi une opportunité. Nous savons la valeur de la compétence et parvenons à insuffler un esprit start-up où chacun perçoit clairement la finalité de son engagement ».

Dans une PME, le recrutement et la fidélisation des talents restent un challenge. « Pour attirer et retenir les compétences les plus critiques, nous avons pour autant des atouts à valoriser, comme l’accès rapide aux responsabilités et une organisation agile, avec un maximum de transversalité. Et nous avons aussi une carte particulière à jouer auprès de managers de plus de 50 ans poussés dehors par des multinationales. Sous réserve qu’ils acceptent une plus grande autonomie fonctionnelle, ces profils apportent une expérience précieuse à nos organisations ».

Comme toutes les PME de santé, Laboratoire X.O a besoin de soutien pour franchir certains obstacles. « On estime aujourd’hui à 35 % les postes de pharmacien responsable non pourvus. Il est sans doute temps d’augmenter les quotas d’étudiants. Mais aussi de revoir les exigences qui imposent ce statut pour des missions que d’autres personnes pourraient très bien remplir et s’aligner sur les standards européens ».
Une PME de santé porte à la fois des besoins propres aux PME, sur des enjeux de fiscalité par exemple, et des demandes spécifiques à l’économie du secteur du médicament. C’est ce caractère hybride qui rend indispensable une approche adaptée.

« Pour les défis de fixation des prix comme sur celui du recrutement, nous avons principalement besoin d’un interlocuteur qui prenne la mesure de ce que représente une PME de santé, à la fois PME et acteur de la santé ».